Pourquoi j’ai créé AIDEN : l’IA a cassé la gestion de projet, alors je l’ai réparée
L’IA nous a donné des super-pouvoirs, mais a fait disparaître processus, traçabilité et structure. J’ai créé un système pour les retrouver.
On avait une méthode. Plus ou moins.
Avant l’IA, le développement logiciel avait un rythme. Une tâche, une description, des critères, une branche et une pull request. Ce n’était pas parfait, mais on pouvait comprendre ce qui avait changé et pourquoi.
Puis l’IA a rendu le code tellement rapide que nous avons commencé à considérer le processus comme optionnel. Pourquoi écrire une spec quand on peut demander « construis-moi un système d’authentification » et obtenir un résultat en quelques secondes ?
Le résultat, ce sont des fils de discussion isolés. On ne sait plus où est la décision, pourquoi une fonction existe ni comment retrouver le contexte quelques mois plus tard.
Ce que je voulais retrouver
AIDEN remet les stories et le tableau kanban au centre. Chaque fonctionnalité passe par une histoire, une spec, des critères d’acceptation et des commits liés. La trace n’est pas un luxe : c’est ce qui permet de maintenir un produit quand la vitesse augmente.
L’IA prépare la spec à partir d’une demande en langage naturel. Tu la relis et tu valides. Elle devient ensuite un contrat concret pour vérifier que le travail est terminé.
AIDEN coordonne aussi des agents spécialisés : architecture, interface, API et qualité. Ils peuvent avancer en parallèle, avec des onglets navigateur et terminal pour vérifier ce qu’ils construisent.
L’objectif n’est pas de recréer la bureaucratie de Jira. C’est de garder les bons principes : savoir ce qu’on construit, suivre ce qui est livré et relier chaque changement à une décision.

Kylian Migot
Créateur, développeur & passionné d’IA